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Politique Magazine - 15/07/2013

Nous avons vu le réveil de la France.

 

     L’avouerai-je ? Il y a un an, je n’aurais pas parié sur une réaction des Français face au mariage homosexuel. Depuis Mai 68, en matière de révolution des mœurs, notre société a tout accepté, au point que les familles où les codes de conduite n’ont pas changé apparaissent comme une variété de l’homme de Cro-Magnon qui aurait subsisté quelque part entre Nantes, Versailles et Lyon. Et que l’on n’invoque pas « les bons milieux » : les bons milieux sont comme les autres, et parfois pires que les autres : ils votent à droite, mais ils vivent comme on vit à gauche, ou plutôt comme vit tout le monde, à l’heure de l’apothéose libérale-libertaire.

     La Belgique, pays tranquille et plat où il y aura bientôt plus de musulmans que de chrétiens, a avalé sans mot dire le mariage gay. L’Espagne, pays sympathique et bouillonnant mais qui est en train de devenir une réserve de vieillards ruinés, a organisé une énorme manifestation contre le mariage homosexuel, mais la loi est passée et, depuis, nada, rien, zéro : les gays madrilènes qui se marient font partie du paysage. Et je n’évoque pas l’Angleterre, où le Parlement a voté le mariage homosexuel pratiquement sans débat, et où le contester, dans la patrie du libre-arbitre, paraît une faute de goût.

     Il y a un an, donc, je n’y croyais pas, et je me disais que nous manifesterions contre cette loi,  bien sûr, mais toujours les mêmes, comme nous le faisons depuis trente ans. Et puis il y a eu le 18 novembre, le 13 janvier, le 24 mars et le 26 mai, avec leurs foules innombrables. Et toutes ces actions ou ces autres petites manifs, à 30, à 100 ou à 1000, à travers tout le pays, témoignant d’une mobilisation qui, la loi votée et promulguée, ne faiblit pas…

     Les commentateurs ont observé que ce grand vent de contestation marquait le retour des cathos dans la rue. C’est vrai, et on ne voit pas pourquoi certains manifestants s’évertuent à se cacher d’être catholiques. Mais cela ne dit pas tout. Car il est également exact que tous les manifestants ne sont pas catholiques, ou que les catholiques belges ou espagnols, encore une fois, ne se sont pas bougés comme nous.

     Alors ? Alors chez les mères de famille à poussettes ou les Hommen à masque blanc, chez les Veilleurs poètes ou les bloggeurs fous, nous avons vu autre chose. Un élan, une force, un peuple qui ne veut pas mourir. Furia francese. Eh oui, nous avons vu le réveil de la France. Pas de toute la France ? Mais les fatigués, les pas-concernés, les lâches et les traîtres, cela a toujours existé. Croit-on que Jeanne d’Arc avait entrainé tous les Français ?

     Quel incroyable pays. On le croit vidé, fini, électroencéphalogramme plat, et une étincelle, un souffle et tout repart. Dix fois, dans l’Histoire, c’est arrivé. Songe-t-on à la situation au sortir des guerres de Religion ? Nous avons eu le Grand Siècle après. Imagine-t-on la désolation laissée par la Révolution ? La société s’est pourtant reconstruite, en quelques décennies, et on ne dira jamais assez que si le XIXe siècle fut quelquefois « stupide », il vit aussi la France se hisser dans bien des domaines au premier rang européen. Et que dire de l’effondrement de 1940 ? La France était morte. Et pourtant, nous sommes bien vivants.

     Il ne faut pas faire d’angélisme : agiter des drapeaux bleus et roses ne fait pas une pensée, et ne fait pas une politique. Mais ces familles-là, avec leurs drapeaux, sont la France, et ces jeunes-là sont l’avenir de la France.

     Veilleur, où est la nuit ? La nuit est finie. Lève-toi, voici l’aurore.

 

Jean Sévillia

 

 




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